
Lorsque vous rencontrerez votre médecin pour la première fois, il aura une discussion approfondie avec vous sur vos symptômes, votre santé en général et vos antécédents médicaux. Ces éléments ne pourront pas permettre à eux- seuls de poser un diagnostic. Votre gastro-entérologue examinera alors les parois internes de vos intestins avec un petit tube en fibre optique (qui fonctionne comme une petite caméra vidéo), appelé endoscope. Cet examen s'appelle une endoscopie.21
Il y a trois types d'endoscopie :
1. Si votre médecin a seulement besoin d'examiner votre rectum (la partie inférieure de vos intestins), il utilisera un tube rigide pour effectuer une rectoscopie.
2. Si votre médecin a seulement besoin d'examiner la partie gauche de votre côlon, il utilisera un tube flexible pour effectuer une sigmoïdoscopie.
3. Si votre médecin a besoin d'examiner tout votre côlon (la partie supérieure de vos intestins), il utilisera un tube flexible pour effectuer une coloscopie.
Certaines endoscopies devant être effectuées sur des intestins entièrement vides, votre médecin peut vous demander de limiter votre alimentation et d'utiliser des laxatifs avant de venir.
On vous administrera parfois des sédatifs avant votre endoscopie pour que vous ne ressentiez aucune douleur.
Souvent pendant l'endoscopie, un minuscule échantillon de tissu
( biopsie) est prélevé à la surface de l'intestin pour que votre médecin puisse examiner les cellules intestinales sous un microscope.22
Le côlon peut être aussi examiné par radiographie (rayons X) qui affiche d'une façon plus détaillée tous les changements des parois intestinales.23
Avant que votre médecin puisse confirmer un diagnostic, il doit pouvoir écarter une inflammation de l'intestin causée par des bactéries ou des parasites. Pour cette raison, il peut vous demander un échantillon de selles pour examen. Il peut également effectuer une prise de sang pour rechercher des signes d'inflammation.24
C'est seulement après avoir étudié les résultats de ces divers examens que votre médecin pourra émettre un diagnostic et vous conseiller le traitement le plus approprié.
Vous devez cependant être conscient(e) que quel que soit le nombre d’ examens que vous avez subis ou malgré l'expérience de votre médecin, il peut être difficile d'établir un diagnostic précis après une première poussée active de rectocolite hémorragique. Tout doute sera dissipé seulement à mesure que votre maladie progresse. Pour cette raison, les bilans de santé ultérieurs seront particulièrement importants.